Visites à la ferme 2017

CETTE ANNÉE, LE MUSÉE INTERROGE LES CAMPAGNES lors de plusieurs rendez-vous
 

VISITES A LA FERME
Rencontre avec des exploitants dans leur quotidien, au cœur des enjeux de l’agriculture d’aujourd’hui









Visite à la ferme #1 Exploitation Tracy Vire - Lycée agricole


Mercredi 31 mai 
rendez-vous à 15h30 à l'accueil du Lycée agricole




Nous avons été accueillis par Audrey Garaffa, directrice du CFA-CFPPA qui nous a guidés durant une première partie, nous faisant notamment découvrir l’animalerie dont les jeunes en formation « vente en animalerie » s’occupent.

 




Puis nous avons rencontré Carole Bes, cheffe de projet "autonomie alimentaire du troupeau laitier" sur l’exploitation.On recherche l'autonomie tout en raisonnant l'efficience économique du système.







 Les leviers :
·         -Pâturage tournant 
       -Rotations culturales économes et autonomes : trèfle violet sous couvert de méteil (fourrage).
·         -Culture de méteils grain :  féverole / pois / triticale.
Mise en place de dérobées
Le méteil remet naturellement de l’azote dans le sol ce qui permet de diffuser moins d’intrants
créant des gains écologique, économique et en temps.
Ce système permet d’utiliser 0 produit phytosanitaire, 0 engrais.
-Culture de maïs : actuellement  récolté  en  ensilage.


Le reste de la visite de l’exploitation se fait avec Xavier Baudoin qui nous accompagne d’abord à la découverte de l’atelier mécanique, où les élèves s’entrainent sur les machines, apprennent à les réparer, à souder durant les TD/TP. Ils ne reçoivent pas de formation poussée en électronique.




L’exploitation fait aussi partie de l’Observatoire de la pousse de l’herbe ; il s’agit de mesurer la hauteur de l'herbe à travers 30 relevés par parcelle.
On essaye au maximum de valoriser l’herbe et d’éviter de la gâcher par le piétinement des animaux si elle est trop haute.
M. Baudouin nous explique également la réglementation sur l’épandage des lisiers/fumiers mise en place dans le cadre de la PAC et en France: cela est mesuré en terme de points à épandre et plan de fumure, réalisé en fonction d’analyses des sols ( variant selon la proximité d’une rivière etc. …)
Sur les 65 hectares de l’exploitation, 48 hectares sont en prairie  permanente (elle devient quand la terre n’est pas retournée depuis au moins 5 ans).
L’exploitation Tracy Vire se place entre les 2 systèmes, conventionnel et le bio : elle va vers plus d’autonomie et l’herbe y est valorisée. Au printemps on n’ouvre plus de silos.
L’exploitation Tracy Vire a une triple fonction : économique, pédagogique et de développement du territoire (en menant des expérimentations).
Le matériel agricole provient à 80% de la Cuma (coopérative d’utilisation de matériel agricole) ce qui permet aux jeunes d'être formé des machines modernes, régulièrement remplacées. La désileuse est par exemple partagée avec 4 autres agriculteurs.
Les haies jouent  un rôle important sur l'exploitation ; elles permettent le conditionnement en copeaux, elles retiennent l’eau et évitent le lessivage des sols ainsi que l’érosion des sols due au vent, qui fait que les sols sont plus sensibles à chaque variation.

Le troupeau

Le cheptel s’élève à 130 bêtes (dont des génisses jusque 3/4 ans et des bœufs).
Sur la 50/60aine de vaches à traire composant le troupeau, 55% sont des prim-holstein, 45% de normandes (dont le lait est plus gras).
Tous les veaux femelles sont gardés pour le renouvellement du cheptel.
 





On découvre les « igloos » individuels pour les veaux qui sont séparés dès leur naissance de leur mère (le colostrum est donné au biberon durant les 8 premiers jours) pour éviter contamination, tuberculose etc. . Ils restent de 8 à 15 jours dans les igloos individuels puis ils sont rassemblés.
Le taux de renouvellement du troupeau est de 7% par an.












La Traite
 

Nous sommes ensuite entrés dans la laiterie occupée surtout par le tank. Au mur, M. Baudouin nous montre une drôle de roue permettant de visualiser le cycle/la situation de chaque vache du troupeau, chacune symbolisée par une épingle.
 



 
La salle de traite attenante est directement en lien avec la stabulation ; on n'y trouve aucun robot. La traite a lieu 2 fois par jour (un roulement est organisé entre élèves, employés et stagiaires) : cela représente 1h15 à chaque traite, soit 2h30 par jour. 10 vaches peuvent être traites en même temps.



Les données issues des contrôles et de la traite servent pour les statistiques mais sont également transmises aux enseignants de mathématiques/physique/chimie du lycée pour donner des cas pratiques d’études aux élèves.
Selon le responsable d’exploitation cette salle de traite date d’une vingtaine d’années, n’est pas à la pointe de la technologie mais est très satisfaisante.
Le moment de la traite est important car par le regard on peut détecter un problème sur un animal.
A noter justement le développement des traitements homéopathiques dans l’exploitation (qui s’avèrent apparemment moins chers et efficaces) en remplacement des antibiotiques.
La production par vache est de 19 à 23 litres par jour. Elle est vendue à Agrial. Il n’y a pas d’atelier de transformation du lait au sein de l’exploitation, par contre une partie de la production est transmise à la cantine du LPA.
Sur l’exploitation il y a un directeur, 1 cheffe de projet, 2 employés et actuellement 2 stagiaires qui viennent de Mayotte !

Atelier de transformation 

Cet atelier joue un rôle dans le développement et l’animation du territoire. En effet, il est mis à la disposition des producteurs locaux, avec son matériel pour la fabrication des charcuterie, terrines et plats cuisinés. Une formation aux règles d’hygiène est nécessaire au préalable. Ainsi 35 producteurs viennent transformer leurs productions dans cet atelier.
Chaque espace a une fonction bien précise :



-l’un pour revêtir les vêtements de protection ;
-un autre pour la découpe des légumes/ pour les produits laitiers/  et la casse des œufs (aucune coquille ne doit entrer dans les espaces suivants).
-atelier de stockage des épices.
-atelier froid(des chambres froides et de découpe (broyeur/mélangeur/saucisse) et atelier chaud avec cuisson;
-un espace de stockage de grandes quantités de bocaux ( qui doivent être lavés, étiquetés, vidés en  air) 
- une pièce pour le conditionnement, le marquage, encapsulage, mise sous vide.
L’affaire est de ne pas produire trop si on n’a pas de possibilité de conditionner tout de suite après.
 
L’atelier travaille, pour ses propres productions, avec un producteur de porc ayant signé une charte-qualité garantissant un prix assuré sur 3 ans et une viande sans ogm, nourrie à l’orge.

L'atelier a été créé en octobre 76. On remarque un développement des ventes depuis, surtout en France, grâce à la présentation des produits de l'atelier sur les grandes foires comme Chinon et Paris, à Toulouse.





A venir: 

visite gratuite, sur réservation auprès du musée : 02 31 66 66 50


• Visite à la ferme #2 : 
Earl le Costil à Truttemer-Le-Grand, samedi 22 juillet 17h
Élevage de vaches à lait et à viande, volaille labellisée : visite de la ferme par la famille Faudet, à l’heure de la traite

• Earl les 4 saisons à la Graverie, samedi 9 septembre 15h
Ferme de démonstration de Christine Gamaury et Nicolas Paris, exploitation bio de cultures maraîchères et élevage ovin

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire